Le feuilleton de la Miss Supranational Cameroon, déchue pour avoir fourni des informations non concordantes est loin d’être terminé. En guise de coup de théâtre, Estelle Crescence Essame, est montée au créneau lundi 5 juillet 2010 au cours d’une conférence de presse qu’elle a donnée à Douala, pour cracher ses vérités.
« J’ai été traînée dans la boue. Dans les médias, on m’a traitée de tous les noms d’oiseau. J’ai été accusée d’avoir triché, falsifié ma toise…J’ai été ébranlée par cette affaire. Je voudrais que ce préjudice soit réparé. Je mesure effectivement 1m71. Je suis toujours en course pour la couronne mondiale. Alors je ne comprends pas pourquoi j’ai été disqualifiée par Sylva Ebellé qui dit avoir reçu des documents de la Wba (World beauty association, Ndlr.) lui demandant de lui fournir des certifications de taille. Dès lors, il n’a plus jamais voulu me présenter ces documents », fulmine Estelle Crescence Essame qui n’a pas caché sa frustration. Une frustration légitime. Mais la place d’un pays à une compétition internationale peut-elle être sacrifiée à l’autel de la complaisance ? Rappelons que la Miss Supranational Cameroon, va représenter le Cameroun à l’élection de la Miss Supranational International qui se déroule en Pologne le 24 août prochain. Joint au téléphone au numéro 447868899074, Sama Ndango, propriétaire de la licence Mora Moda Limited chargée d’organiser l’élection Miss Supranational 2010 en Afrique notamment au Cameroun, en Angola et au Nigeria, par ailleurs membre de la WBA, est ferme. « C’est moi qui ai demandé à Sylva Ebellé de fournir les certifications de tailles car la WBA en avait besoin. Les critères pour faire acte de candidature à l’élection Miss Supranational International sont clairs. Il faut avoir au moins 1m72. La Miss Supranational Cameroon n’a pas cette taille. D’où sa disqualification. Les dossiers de la candidate du Cameroun sont attendus deux semaines avant l’élection du 24 août 2010 ». Un son de cloche enfourché par le délégué régional de la Culture pour le Littoral, Robert Bendegue, administrateur culturel qui estime que « les mensurations concernant les concours de beauté, notamment le critère taille exige que les candidates aient au moins 1m70. Lorsque j’ai été informé de ce que la Miss Estelle Crescence Essame a été déchue de sa couronne, je l’ai amenée au commissariat à l’Emi-Immigration où elle a passé un certificat de toise qui indique qu’elle mesure 1m68. Ma démarche visait à ne pas faire compromettre la représentation du Cameroun à l’élection Miss Supranational International », a-t-il expliqué.
Marie Elise Ngo Bell, présente à la conférence de presse du lundi 5 juillet, par ailleurs membre du jury ayant présidé la finale nationale à laquelle prenaient part 14 candidates sur les 22 en lice au départ, « l’élection s’est déroulée selon les règles de l’art. Elle (Estelle Crescence Essame) est apparue comme celle qui pouvait mieux représenter le Cameroun. C’est lamentable si aujourd’hui elle est disqualifiée. », dit-elle avec un brin de déception. A bien y regarder, la déchéance de la Miss Supranational Cameroon est la résultante d’un certain nombre d’errements affichés par l’organisation. Sinon, comment comprendre qu’à un concours de beauté où l’un des critères majeurs est la taille, les organisateurs ne soient pas à même de faire des toises lors des présélections et autres castings ? Elle qui s’est contentée des données contenues dans les fiches d’inscription des candidates. Le Messager n°3133 du vendredi 2 juillet 2010 s’en est fait l’écho. Comme quoi, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude !
Par Alain Njipou(Le Messager)











