La structure étatique de facilitation d’emplois vient de créer un support pour accentuer l’information à propos des offres d’emplois auprès du grand public.
Le Cameroun compte, selon les chiffres les plus récents de l’Institut national des statistiques (Ins), 600 000 emplois de bonne qualité, parmi lesquels 200 000 fonctionnaires. Entre temps, l’on estime à 75% environ de la population active le nombre de chômeurs et sous employés. Pourtant, chaque jour, les structures aussi bien étatiques que privées recrutent. Seulement, l’accès à l’information sur ces offres d’emplois est difficile. Pas seulement parce que les demandeurs d’emplois ne savent pas chercher, mais aussi parce qu’on ne leur donne pas toujours cette information. Quand bien même elle est disponible, elle ne l’est pas toujours à temps. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a décrié cet état de chose dans une lettre circulaire en date du 10 janvier dernier. S’adressant aux directeurs généraux et chefs d’entreprises publiques, parapubliques et privées, ainsi qu’aux organismes de placement, Zacharie Perevet les invitait “ à publier leurs offres d’emplois à travers les canaux légaux de communication (…) en privilégiant les medias régionaux… ” Il leur demandait également de prévoir dans ces offres des délais raisonnables permettant aux éventuels postulants de constituer les dossiers requis, c’est-à-dire 45 jours au moins.
En réaction à ce rappel, le Fonds national de l’Emploi (Fne), bras séculier de l’Etat en matière de placement et d’appui à l’emploi, est monté au créneau. En créant un bimensuel de publication des offres d’emplois. Ce journal a été présenté à la presse vendredi 17 mars 2011 à Yaoundé par le directeur général du Fne, Camille Moutè à Bidias, qui était entouré pour la circonstance de responsables de trois organisations syndicales. Intitulé “ Trait d’Union – Offres d’emplois ”, ce support de communication a été créé, selon le dg du Fne, pour garantir la transparence dans le marché de l’emploi dans les faits au Cameroun. “ Il comporte deux enjeux. Le premier est de faire en sorte que tout le monde soit informé. Le second est de faire en sorte que les entreprises publient effectivement leurs offres d’emplois ”, explique Camille Moutè à Bidias. Le Fonds national de l’emploi a donc pensé à créer ce support pour recenser toutes les offres d’emplois, y compris les concours, afin d’informer le plus large public.
Les différentes parties concernées par le marché de l’emploi (employeurs et employés) devraient ne pas avoir de difficultés à s’approprier ce support. Principalement parce qu’il est totalement gratuit pour eux. Les entreprises pourront en effet publier leurs offres d’emplois sans payer un radis, et ne vont donc plus publier ces offres selon leurs moyens. Par ailleurs, les chercheurs et demandeurs d’emplois auront accès facilement à ce support, qui sera distribué dans un premier temps dans différents services administratifs à travers le pays. Le premier tirage de “ Trait d’Union – Offres d’emplois ” est à 10 000 exemplaires, avec des possibilités d’augmentation si la conjoncture le permet, mais surtout pour maximiser les chances de pouvoir toucher le plus grand nombre de personnes. Même si Camille Moutè à Bidias reconnaît d’ores et déjà que le volet distribution sera le plus difficile à assurer.
Par Alain NOAH AWANA(Le Messager)











