Le film du réalisateur camerounais Alponse Ongolo a été dévoilé samedi 15 octobre 2011 à l’Institut français de Douala.
Le Film diffusé pendant 90 min est le premier volet d’une série de 5 longs métrages que le réalisateur offre au public camerounais. Ce film, vient changer le goût cinématographique des cinéphiles au Cameroun. Du genre Aventure, le film met en scène un médecin chercheur, Zanzi qui va en périple à la recherche des molécules antipaludiques dans la forêt. Dans le même décor, c’est aussi deux aventuriers qui vont à la recherche d’un trésor dans une dangereuse forêt d’Afrique centrale. Chemin faisant ils rencontrent un indigène qui maîtrise les secrets de la forêt et qui se propose de leur donner un coup de main dans leur aventure. Les ambitions et l’ignorance des uns et des autres vont transformer l’aventure en un véritable drame où, horreur, souffrances, pertes en vies humaines se suivent. Partagé entre la recherche scientifique, le troc et la tradition africaine, le réalisateur remet au goût du jour l’histoire du troc africain, repeint la culture africaine et particulièrement camerounaise à travers les tenues traditionnelles, les rites sacrés, les coutumes ancestrales et la langue vernaculaires. Tout cela se trouve être en déphasage avec la vie moderne illustrée par le Dr Zanzi dans ce long métrage.
Réalisé respectivement dans les régions du Centre, du Sud, de l’Ouest et du Littoral, le film « Les diamants sacrés » met en exergue les sites touristiques et culturels du Cameroun. En plus du français, la langue Bandjoun vient ajouter une touche particulière à ce film. Selon le réalisateur, le choix de la langue Bandjoun s’explique tout simplement par le fait que « c’est la langue de l’acteur qui interprète le rôle de l’indigène », mais, « aussi une manière de valoriser certaines langues du terroir ». D’autre part, pour Alphonse Ongolo, c’est sa contribution à la lutte contre le paludisme plus meurtrier que le Sida. Pour cela, il émet un vœu, « que ce film donne un coup de fouet dans les recherches sur le paludisme ».
Au sortir de cette projection, les commentaires étaient plutôt élogieux à l’encontre du film que le public trouve différent de ce qu’il a l’habitude de voir. « L’intrigue était intéressante, les images malgré le fait d’être choquantes, ont réussi à m’émerveiller » lance une spectatrice qui dissimule mal son émoi. Un autre par contre dit être « resté sur sa faim car ce n’est que la première partie qui a été présentée ». Le réalisateur quant à lui, se dit satisfait de son travail et pense à travers ses films, divertir, éduquer et orienter les mœurs. Il annonce également les nouveaux films, ainsi que les nouveaux feuilletons qui sont en production. Alphonse Ongolo qui finance de ses propres poches ses productions, dénonce par ailleurs l’ineptie du gouvernement qui n’encourage pas les artistes. A cela s’ajoute la piraterie qui, selon lui, freine la culture camerounaise. Le rendez-vous est donné pour la prochaine diffusion.
Par Marie Louise MAMGUE










