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crans noirs : Demain, le grand final.

vendredi 4 juin 2010


Le rideau tombe samedi sur une 14e édition plutôt riche en innovations.

Toutes les histoires ont une fin. Ça vaut pour le 14e épisode des Ecrans noirs, dont le dernier acte est prévu demain soir au Palais des congrès de Yaoundé. Le public retiendra que cette année, l’organisation a voulu marquer quelques points, notamment côté innovations, pour un festival organisé sous le thème « Cinéma & Littérature ». Le festival voulait rendre aussi des hommages. Lors de la soirée d’ouverture, samedi dernier au Palais des congrès, la première projection était un documentaire de la romancière Calixthe Beyala sur Manu Dibango, musicien hors normes comptant parmi les fils que l’Afrique peut célébrer en cette année des cinquantenaires si propice aux bilans…

A côté de cette jonction du cinéma et de la littérature faite à travers l’œuvre consacrée au célèbre saxophoniste, les organisateurs de l’événement ont aussi voulu rendre un hommage posthume au comédien burkinabé d’origine malienne Sotigui Kouyaté (décédé en avril dernier). Le festival pouvait ensuite dérouler le reste de sa toile. A côté des projections, organisées sur plusieurs sites dans la ville, du forum germano-africain des producteurs et d’autres activités, les Ecrans noirs version 2010 auront aussi abrité un colloque, en phase avec le thème retenu cette année.

La réflexion s’est organisée hier dans une des salles du Palais des sports. Entre autres préoccupations partagées par les intervenants – au nombre desquels se retrouvaient l’écrivain Gaston Kelman et le cinéaste sénégalais Mansour Sora Wade –, le moyen d’adapter sans heurt un livre au cinéma. Pour l’auteur et scénariste sénégalaise Sokhna Benga, les écrivains craignent que leur ouvrage soit mal adapté. Des appréhensions qui sont de nature à compliquer les projets d’adaptation. Pourtant, assure-t-elle, il y a de la bonne matière dans les livres. Malheureusement, « nos réalisateurs et nos producteurs ne lisent pas nos romans », déplore-t-elle. Piste de solution proposée, encourager les échanges entre écrivains et scénaristes. Le festival peut déjà avoir servi à ça.

Par Alliance NYOBIA(CT)


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